Structure de l’espace, structure du corps

Structure de l’espace, structure du corps : de la perception à l’imaginaire

Formateur : Haïm Adri

Intention  pédagogiques spécifiques

Ce Workshop propose d’explorer la structure de l’espace comme moteur de l’imagination de l’interprète. Il s’agira tout d’abord, par un travail autour du squelette, d’affiner la conscience par l’interprète de la structure de son propre corps, outil de compréhension de son espace (volume contenu et kinésphère où il se déploie). Il s’agira également, par un travail de perception et de lecture de l’espace scénique, d’éclairer les possibles relations spatiales du corps dansant avec lui, depuis différents points de vue : celui du public, celui du partenaire, celui de l’interprète. L’espace scénique sera abordé dans son architecture, forme structurelle imposée par l’architecte- scénographe, mais aussi sous l’angle du regard identitaire et culturel porté par les spectateurs.

Comment le corps et sa danse peuvent-ils agir sur l’espace scénique et son imaginaire ? L’interprète peut-il envisager son corps comme une architecture mobile à l’intérieur d’un espace ? La danse peut-elle bouleverser l’architecture d’un espace scénique ? Autant de questions que nous aborderons.

Programme

Matin  / Echauffement et Technique

Disponibilité corporelle / Dynamique et agrément du squelette

Développer sa conscience kinésiologique est un chantier fondamental et jamais achevé pour l’interprète, qui fait de son corps ou de son extension (voix, instrument de musique, objet), le lieu de l’écriture artistique.

À partir d’un échauffement associant visualisation et physicalité, nous explorerons, d’une part :

–          la structure du squelette comme la première structure spatiale ;

–          la relation au sol et à la gravité ;

–          la relation entre espace intérieur du corps, celle de la Kinésphere puis celle de l’espace physique du studio.

–          introduction de l’espace imaginaire en interaction avec « les espaces physiques »

 

Et nous exercerons, d’autre part :

–        l’habilité aux changements de tonus et à la détente ;

–        la conduite du flot d’énergie musculaire dans un système articulaire « ouvert » c’est à dire disponible à l’imprévisible ;

–        les connexions et résonances à l’intérieur du squelette.

Nous travaillerons notamment autour de l’observation et de la manipulation d’un squelette en résine articulé de grandeur nature.

Nous travaillerons dans un second temps, avec des objets agissant comme extension du corps. Il s’agira ici de rendre tangible à l’interprète les relations complexes qu’il engage dans l’espace (physique ou sonore) et le temps à travers ses choix, et le rôle essentiel de l’intégration de l’imprévisible (notamment de l’imagination de l’autre) dans le continuum vivant de sa présence. Ce travail s’engagera notamment à partir de l’utilisation d’un bâton de bois et d’une colonne de gobelets.

 

Après-midi

Nous travaillerons progressivement lors de l’avancée du stage sur, la reconnaissance fine des différents espaces qui nous manient pendant que nous sommes en train de « danser ».

Comment pouvons-nous mettre ces espaces en interaction pour produire de l’imagination chez nous les danseurs et chez le spectateur ?

Nous allons aborder notamment les premières notions de la métamorphose à partir du déséquilibre.

Dans le travail corporel du danseur, de l’acteur mais aussi dans le jeu du chanteur ou du musicien instrumentiste, la métamorphose est la succession des infimes changements kinesthésiques, des infimes changements de tonus qui génèrent le mouvement, l’état ou le son et lui donnent toute sa puissance.

La métamorphose peut être recherchée par l’élaboration de stratégies de relation entre le squelette et la perception (et notamment par le travail du regard ou de l’écoute), ou par la transmission/transformation d’un matériau corporel à travers la chaîne du squelette (du lieu source du mouvement à autre lieu articulaire).

Elle peut dans ce cas être techniquement décrite comme le voyage d’une impulse (germe de geste conscient et non achevé) dans le squelette. C’est-à-dire comme un jeu spatial dans la kinésphère de l’interprète et au-delà dans son espace imaginaire.

Nous allons notamment aborder la danse à partir d’une scénographie importante, comment la scénographie peut servir d’essor à l’imagination et à la danse. Pour cela nous allons « habiller » l’espace par des éléments scénographiques maniables ou pas.

 

Travaille a partir de deux filme

Citizen Kane fenetre crosfade dans un décor posé imaginé des aparition et disparition des événement scénique par la technique de crossefade. Des solo/ duo/ trio ce successéde dans des espace différant du décor – travaille sur l’écoute du temps de l’autre et de sa disponibilité de rentré dans un crosse fade

paths of glory batail de calais koubrick dans un décore posé et habillé par des éléments légers posé sur élément lourdes comme des coussin et tissues imaginé de crée simplement cette avancé des soldat dans la guerre, comment dans une situation de chaos peut existé des événement qui prend notre intention de spectateurs ? Ecoute de groupe comme écoute individuelle du soliste au mouvement du groupe pour pouvoir déclaré sa place

 

Supports fournis aux stagiaires :

Moyens techniques à la disposition des stagiaires :

  • Squelette articulé de résine en taille réelle.
  • Un bâton par stagiaire de 1m 60 à 2 m .
  • échelle
  • 4 plateaux SAMIA avec des pieds variables
  • 3 chaises

 

Modalités d’évaluation :
Bilan qualitatif du stage rempli par les participants à l’issue de la formation.